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Violent Storm (Konami)

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Violent Storm (Konami)

Message  Kretinou le Sam 31 Mar - 14:55


1993, est une année faste pour l’arcade mais surtout pour Konami qui
n’arrête pas d’enchaîner les sorties de jeux (et les hits !).
Metamorphic Force, Wild West C.O.W. Boys Of Moo Mesa, Mystic Warriors,
Martial Champion, Monster Maulers et j’en oublie encore bien d’autres !
La société nippone bouillonne de créations et d’inventivité. Parmi
toutes ces œuvres sorties à cette période se trouve une perle qui se
fera discrète sur notre continent : Violent Storm ! But what is it ? Un
jeu de bateaux pris dans la tempête ? Un shoot’em up avec des tornades ?
Que nenni ! C’est un Beat’em all, Môsieur. Il est donc temps de rendre
ses lettres de noblesse à ce jeu peu connu.


The Neverending Story

Bien que le titre en lui-même n’est pas très évocateur, Violent Storm
est la suite officielle de la saga Crime Fighters. Cette série de
beat’em all a vu le jour en 1989 avec la sortie du premier volet du même
nom. Difficiles débuts lorsqu’on sait que cette même année Capcom sort
son cultissime Final Fight. Un gameplay qui se rapproche plus de Double
Dragon avec un zeste d’humour ; la base est posée pour cette série.





Bien que le premier opus ne fût pas le succès escompté, Konami persiste
et offre, en 1991, une suite à ce jeu : Crime fighters 2 (ou Vendetta en
version US). L’expérience paye par quelques améliorations, tant au
niveau des graphismes que du gameplay. Ce jeu restera un peu plus dans
la mémoire des joueurs aussi du fait qu’il sera mieux diffusé en Europe.





2 années plus tard, vient ensuite le jeu qui nous intéresse. Mais
pourquoi alors avoir changé le nom ? Mystère. En fait, le seul point qui
relie ces 3 jeux doit être certainement le scénario hautement
psycho-écolo-cornélien.


Les femmes se prennent comme des lapins... par les oreilles. (Victor Hugo)

On se retrouve dans un univers proche des films Death Wish où les gangs
de voyous se taillent la part belle dans une ville sans forces de
l’ordre actives. Que cela ne tienne, la belle et candide Sheena, de
retour de sa supérette du coin, trouve le moyen de se faire kidnapper,
devant vos yeux ébahis, par Red Fredy, membre de la terrible bande de
Geld. Il est temps d’aller sauver votre amie et mettre un terme aux
agissements criminels de cette organisation.







Pour mener à bien votre mission, vous disposerez non pas d’un, ni de
deux mais de trois personnages au choix, chacun ayant, bien sûr, ses
spécificités :

Wade :



Notre blondinet est le personnage équilibré dans le panel de ses coups.
Les uppercuts ainsi que les enchaînements rapides sont sa tasse de thé.
Wade doit être un cousin germain de Ken Masters car il dispose aussi
d’un tatsumaki senpuu (hélicoptère pour les profanes).

Kyle :



Ancien militaire de son état, Kyle est un combattant redoutable par la
rapidité de ses coups. Capable d’imiter, entre autres, le tenkukyku de
Chun-Li , sa puissance est tout de même réduite.

Boris :



Contrairement aux origines de son prénom, Boris est de pigmentation
différenciée. Adepte de la choppe, il se fera un adversaire coriace et
efficace contre les nuées d’ennemis.

Comme vous pouvez le constater, le look de nos protagonistes est assez
ringard. Un melting-pot de Road House, Hokuto no Ken et Benny-B en
somme. Un effort aurait pu être fait sur l’apparence vestimentaire.
Heureusement, pour remonter tout ça, les personnages disposent d’une
excellente animation ainsi que d’une taille de sprite gigantesque. De
mémoire, je ne connais pas de Beat’em all qui arrive à comparaison.
Cerise sur le gâteau, et malgré les 2 boutons à disposition, vous aurez
une variété de coups assez intéressante.


Marrons et châtaignes à discrétion

Abordons un des points essentiel d’un beat’em all : les coups. Sur ce
point, Konami a eu la bonne idée de s’inspirer d’autres réalisations et
de pourvoir les personnages de son jeu d’une multitude de techniques de
combat. Hormis les coups basiques, on peut trouver certaines variations
en inclinant le joystick et pressant sur le bouton attaque ou saut. Par
exemple, avec Wade, il sera possible, soit de donner un uppercut ou de
dasher, coude en avant, tel un Andy Bogard. Il sera même possible de «
comboter » via un dash, knee jump et faire un grab au finish. Même les
special moves (attack jump) peuvent être modifié avec une direction.
Ainsi, un hurricane kick pourra se déplacer sur l’écran. Pour mieux vous
rendre compte des possibilités, je vous encourage à aller sur le site
de Gamefaq.com. C’est édifiant.
En fait, il suffit de regarder le "How to play" pour voir jusqu'à quel
niveau le gameplay est riche et sa maitrise peut se révéler redoutable.

Frapper un homme à terre est aussi possible comme de faire un wall jump
(Kyle et Wade) lorsqu’une surface se présente à gauche ou à droite de
l’écran. Vous serez aussi amené à effectuer des help throw elbow ;
c'est-à-dire qu’une projection d’un ennemi de forte corpulence
nécessitera d’appuyer plusieurs fois sur le bouton attack sous peine de
vous faire écrabouiller par son poids. Amusant.

À noter qu'il est possible de régler la présence de gerbes de sang ou non dans le jeu.

En ce qui concerne les objets à jeter sur vos assaillants, on a droit au
minimum syndical : bidons, caisses, couteaux, tuyaux et même des
porcelets qui se changeront en ballon de rugby dans vos mains (sont fous
ces japs). Il y aura également de quoi vous rassasier durant votre
aventure avec des items sous forme de fruits, poisson, etc.


Highway to Hell

Ok, on arrive pas aux graphismes léchés d'une production Capcom, mais
Konami s'en sort très bien. On reconnaît bien le style de la maison avec
des décors pleins de détails et un humour omniprésent. Personnellement,
ces grands sprites passent très bien et, mis à part le look des persos
principaux, on a pas trop de reproches à faire. C'est vivant en résumé.
Faisons maintenant un petit tour des 7 stages que vous allez traverser :






Station

La poursuite de Red Fredy commence sur le chemin qui mène à la Gare de
la ville. En cours de route vous ferez la connaissance de beaucoup
d'adversaires. Jaxom, Talcus et surtout les dangereux Ryuken (avec leurs
techniques de kung-fu) seront vos adversaires dans ce stage. On
terminera par l'arrivée fracassante de Dabel, boss du niveau avec son
sac sur la tête (hommage à Jason Voorhees?) et sa massue avec des
piquants. En tapant bien, vous pourriez lui faire tomber son masque et
découvrir sa gueule de vainqueur.





Train

Vous n'êtes pas dans le Galaxy Express 999 mais en route pour Down Town.
Attention au lanceurs de cocktails molotovs ainsi qu'aux Crossbones.
Dans le train, pensez à casser les ampoules avec un high kick. Cela aura
pour effet d'aveugler temporairement vos ennemis.

"Shall I see your ticket" sera la phrase d'accueil de Joe, contrôleur du
train. Vous allez comprendre que ce boss n'a rien à voir avec le
poinçonneur des Lilas de Gainsbourg.





Down Town

Dans les rues mal famées des bas quartiers et parmi les dangers en tout
genres, il faudra vous faufiler. On fera une visite dans un restaurant
et restera ébahi par la danse du ventre d'une artiste. On termine par
les cuisines où un piège vous attend. Bienvenu dans la cage pour un
combat final façon UFC avec Drigger. Attention à ne pas rester coincé
face à cette brute épaisse. Wall jump!.





Industrial Area

Promenade dans une fonderie afin de s'aérer les bronches. On fera quelques exercices de gymnastique comme :

- sauter par-dessus des rigoles de métal en fusion
- éviter de se faire aplatir par les presses hydrauliques
- zigzaguer entre les chaînes des Gigadeath, adeptes d'heavy metal

Doyle, en fin de niveau, vous fera la version humaine du power loader du
film Aliens. Il se peut même qu'il vous réserve une version aérienne
dans ses derniers restes d'énergie.





Park

Enfin un peu de verdure à travers le parc de la ville et sa serre
tropicale. Malheureusement les sbires de Geld sont toujours présents.
Spike ou Bull, ils vous donneront du fil à retordre. Dans les moments
difficiles, pensez à taper dans les cocotiers; il peut s'y cacher de
bonnes surprises à manger. À l'arrivée, Red Fredy vous réservera des
cours de musculation avec Mr. Julius, Monsieur Univers 1993. Pump, pump
it up, you've got to pump it up





Port Town

Une ballade sur les quais du port, ça vous dit? Pas le temps de regarder
la mer car le combat continue. Comme à l'ancienne, vous aurez droit à
l'abordage d'ennemis. Pensez à frapper les marins d'eau douce au bord du
ponton, il pourrait vous rapporter des trucs sympa.
Nous ne sommes pas dans un épisodes des tortues ninjas, mais Sledge, le
boss de fin, a un je-ne-sais-quoi d'inspiration. Ne vous fiez pas à son
aspect ridicule. C'est un adversaire rapide, coriace et aux techniques
multiples.





Museum

Voici la dernière étape de votre périple; le musée. Après avoir fracassé
tout ce qui s'y trouvait (mobile ou immobile) et sauvé quelques
prisonniers, vous ferez face à Red Fredy, notre Blanka anorexique. Une
fois vous être défait de son bras droit, il vous faudra terrasser Geld
lui-même. Freluquet à première vue, Geld vous montrera sa vraie nature
après transformation. Du pur concentré de Boss final bien teigneux et
costaud. Courage, Sheena compte sur vous.





Et je remets le soooooon

Parlons maintenant du point le plus impressionnant du jeu : la musique.
Rappelez vous, nous sommes en 1993 et la majorité des musiques de PCB
sont générées via les chips des plaques. Dans Violent Storm, autant dire
que vous allez vous prendre une véritable claque si l'on tient compte
de l'époque. Les musiques sont carrément démentielles et oscillent entre
la pop-rock, le jazz et hip-hop. Mais là où quelques jeux proposent des
voix digitalisées, Violent Storm offre des chansons (kitsch mais
assumées) presque complètes. Un tel résultat grâce à l'excellente
architecture de la PCB (à qui on doit aussi Metamorphic Force).

Notons que le compositeur de ces musiques/chansons n'est pas un amateur.
Il s'agit de Kenichiro Fukui. C'est à lui qu'on doit les très bonnes
musiques de Sunset Riders par exemple ou qu'on retrouvera chez
Square/Enix avec les b.o. d'Einhänder ou de certains Final Fantasy. Plus
récemment il s'est illustré avec l'album Mushihimesama Double arrange.


You'd sooner die; Challenge the begining of the end.

Voilà, Violent Storm est un très bon Beat'em all mais qui ne rivalisera
pas dans sa réalisation graphique avec les productions Capcom.
Attention, je n'ai pas dit qu'il est hideux, non; simplement Konami
préfère s'impliquer dans l'humour et l'amour des petits détails. Les
seuls reproches sont le côté kitsch des personnages et les couleurs un
peu délavées. De toute manière, à mon avis, ce jeu offre les points
essentiels pour un bon moment de baston :

- Une bonne variété de coups
- Beaucoup de dynamisme
- Une bande son qui casse la baraque
- Une bonne durée de vie (toute relative pour ce type de jeu)

Une petite perle qui ne fera pas forcément l'unanimité mais aura déjà
conquis plus d'un joueur. Violent Storm n'existe qu'en version arcade et
un CD d'OST a été sorti.







Dernière édition par Kretinou le Mer 4 Avr - 18:10, édité 3 fois
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Re: Violent Storm (Konami)

Message  NeoNico le Mar 3 Avr - 17:48

Toujours aussi bon à lire, je cherche justement l'OST en ce moment Very Happy 'tain qu'il est bon mais qu'il est bon cheers
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