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Undercover Cops (Irem)

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Undercover Cops (Irem)

Message  Kretinou le Sam 31 Mar - 14:51

Test Arcade
Par Kretinou





(Irem, 1992, version Jap)


Malheureusement très peu médiatisé (pour des raisons qui seront
expliquées plus loin dans ce test) et dû à une présence discrète de la
borne dans nos salles d’arcade de l’époque, Undercover Cops est un
beat’em all injustement méconnu, voir même occulté. Il est temps de
réparer cette erreur et de redécouvrir ce joyau de la firme d’Osaka tel
qu’il le mérite. C’est parti !

Survivants de l’enfer

L’histoire du jeu se déroule en 2042 dans un New-York post-apocalyptique
qui n’est pas sans rappeler les univers d’Hokuto No Ken ou de Mad Max.
Cette fois-ci, pas de petite minette à aller sauver mais il faudra
simplement anéantir un dangereux scientifique, au doux nom de Dr
Clayborn, ainsi que son redoutable gang. En effet, cette clique de
dangereux individus a décidé de faire sauter la ville avec une bombe
nucléaire. Rien que ça.

Pour réaliser cette mission, le commissaire Gordon (si, si ^^) est bien
décidé guérir le mal par le mal. Il engage donc 3 flics sous couverture
avec des passés assez sulfureux :


Matt Gable : Ancien footballeur professionnel, Matt s’est vu
mettre dehors de sa ligue pour son comportement un peu trop « brusque ».
Vous avez compris, Matt est la brute du jeu. Cogner fort est sa devise.
Il est aussi un champion du lancé d’ennemis en l’air et est capable de
se déplacer rapidement grâce à un dash. La technique de son « super
desperation move » est assez comparable à un Rocket Man qui irait
s’écraser dans le sol produisant une onde de choc.


Zan Takahara : Maître Takahara, comme son titre l’indique, est un
ancien professeur de karaté et de philosophie. Il a la mort
accidentelle d’un homme sur la conscience lors d’une légitime défense.
Ce personnage est assez standard dans le rapport vitesse/force des
coups. Distribution de gifles et de coups de pieds sont son pain
quotidien. Son « super de-seperation move » ressemble à une pluie de
boules d’énergie.


Rosa Felmond : Sous ses airs de garçon manqué, Rosa cache un cœur
brisé par le destin. En effet, son petit ami est décédé suite à une
agression par des voyous. Elle voue son temps libre à nettoyer les rues
des criminels. Mademoiselle Flemond est bien rapide dans la distribution
de tatannes mais avec moins de puissance que ses 2 autres partenaires.
Son « super desesperation move » nettoie tout ce qui se trouve à
l’écran à l’aide de vagues d’énergie.



À noter que sur la version arcade il est possible de jouer jusqu’à 3 joueurs en même temps.

I like to move it, move it

Un des points fort du jeu (et ils sont nombreux) est la quantité de
coups disponibles pour fracasser du méchant. Avec son joystick et ses 2
boutons à disposition, saut et attaque, il est possible de faire une
multitude de combinaisons de coups en tout genre. Projections, dash, air
dash, multitap, combo-finish, back attack, enchaînements, etc, de
mémoire je n’avais jamais vu un beat’em all proposer autant de coups.
Même Violent Storm est dépassé sur ce plan. Tout ce panel de techniques
vous sera très utile face aux légions d’ennemis qui vous feront face et
pour venir à bout de la difficulté assez revêche du jeu.



Dans les moments difficiles, vous n’aurez pas besoin d’astuce et
d’espièglerie comme Candy, mais de super moves. En effet, chaque
personnage est pourvu de 2 techniques permettant soit de se dégager
d’adversaires trop collants, soit de faire le grand nettoyage à l’écran.
Evidemment, l’utilisation d’une de ces supers attaques se paiera avec
un peu de votre énergie.




D’autres atouts viendront parsemer votre chemin pour aider à accomplir
votre mission. Tout d’abord les projectiles ; là aussi la panoplie est
hallucinante. Briques, thons (!!!), torches, tuyaux, bidons, caisses,
motos, Hummer (!!!) et j’en oublie. Mais l’arme qui restera la plus
marquante est certainement le poteau en pierre (ou la poutre métallique)
qu’il faudra d’abord déterrer puis à vous les joies du « prends ça dans
ta gueule !». Vous pourrez soit la carrer entre les 2 yeux de votre
ennemi, soit la faire tournoyer autour de vous afin de tout balayer. La
poutre de pierre rétrécira au fur et à mesure que vous porterez des
coups avec. Bref, pour dire que la sensation d’impacts puissants est
bien représentée.

Pour récupérer de l’énergie en cours de route, vous pourrez ramasser
divers plats ou même carrément bouffer tout crû poulets, poussins,
cochons ou escargots. Végétariens, passez votre chemin. Parfois,
certains voyous se promèneront avec des cartons. Il suffira de les taper
pour qu’ils fassent tomber de la nourriture …. Ou des grenades !!!

En ture pour de nouvelles avenroutes

Undercover Cops se constitue de 5 niveaux ponctués par le traditionnel Boss qu’il faudra éliminer. Suivez le guide ! :

Stage 1 : Team Jaws

Petite promenade sur la plage ensoleillée (mais pas de coquillages et
crustacés) qui vous amènera dans les docks humides et mal famés. « Parcs
», le Boss de fin de niveau, vous attendra pour un petit duel devant
une presse hydraulique. Une scène qui vous rappellera un film de James
Cameron de 1984.




Stage 2 : Bloody Goddes

On débute sur un pont ferroviaire devant un magnifique paysage
bucolique. Mais pas le temps de s’attarder car une plateforme mobile
vous attend pour vous emmener tout en haut d’une infrastructure
(fragile) pour le combat avec votre 2ème adversaire final.




Stage 3 : Mogura-Lians

Voyage non pas au centre de la terre, mais dans les égouts, royaume des
redoutables hommes-taupes. Une bonne soupe maison vous réconfortera
après la longue traversée du désert.



Stage 4 : Midnight Sparks

Attention où vous marchez en ville ! Cette dernière appartient à une
bande de motards prêts à vous écraser au moindre carrefour. Après un
long trajet plein d’embûches, soyez le bienvenu au cirque !



Stage 5 : D.A.S.

On sort de la ville à travers les décombres et la pampa pour rejoindre
un très grand aéronef. À l’intérieur se trouve l’objectif final de votre
mission ainsi que les résultats de manipulations génétiques.
Dépêchez-vous avant que votre aventure ne se termine par une fin
tragique…



Chaque niveau s’accompagne d’un chrono pour ne pas traîner face aux
vagues ennemies. Une fois le stage terminé, vous avez droit à une
rétrospective, façon bandit manchot, de vos victimes. Il vous faudra 45
min avec un très bon entrainement pour « one créditer » ou 1h et +
environ pour les débutants. Cela peu sembler court, mais pour ce type de
jeu c’est plutôt long.



Plein les mirettes !

Autant dire tout de suite, si l’on se réfère à l’année de sa création et
en comparaison des titres du moment, Undercover Cops est magnifique. On
reconnaît tout de suite le style graphique d’Irem et le côté
apocalyptique récurent dans leurs jeux. Que ce soit les sprites, les
décors ou les animations ; ils fourmillent de petits détails qu’on se
régale à découvrir. Il suffit pour ça de regarder lorsque les
hommes-taupes surgissent du sable. On se rend compte que l’explosion qui
les accompagne se constitue d’une multitude de frames. Tout simplement
fabuleux ; un travail de titans.

Les fans d’Irem auront aussi tout de suite remarqué les petits clins
d’œil laissés ci et là qui font référence à R-type ou Moon-patrol par
exemple. Si Undercover Cops se veut sombre dans son ensemble et avec ses
protagonistes, il est quand même ponctué de quelques pointes d’humour
surtout face aux Boss des stages 2 et 3.

À aucun moment la sensation d’un niveau plus riche que l’autre ne se
fait sentir. On voit bien qu’Irem maîtrise son sujet ainsi que la
programmation. D’ailleurs, plus tard, face à la récession, une partie
des programmateurs fondera une nouvelle société sous le nom de « Nazca
Corporation » à l’origine du 1er épisode de la série phare de la Neo-Geo
: Metal Slug. Une carte de visite en somme.

En ce qui concerne la musique, cette dernière est de très bonne facture.
Dans un style pur Jaz-zy/Techno elle colle bien au jeu. Certes, le son
ne rivalise pas avec celui de Konami ou Sega qui restent les Maîtres
dans ce domaine à cette époque. Elle ne vous trottera pas non plus dans
la tête mais vous accompagnera allégrement durant le jeu. À noter
quelques bonnes digits de voix durant le jeu.

Les transitions de la honte

Face à cette déclaration d’amour, pourquoi Undercover Cops n’est-il pas
si recherché que ça ? Malheureusement, ce jeu a bénéficié d’une
transition japonaise à américaine la plus lamentable qui soit. Et je
pèse mes mots.

Voici un florilège de ce qui a été modifié dans la version US/World de ce jeu :

D’abord le plus grave ; les personnages ont pratiquement perdu la moitié
de leurs coups. Rien qu’à ce niveau, l’intérêt du jeu est divisé par 2.
Fini les projections, dash aérien, special moves ou combo finish. Une
catastrophe je vous dis.

Ensuite viennent certains décors ou détails qui ont été supprimés. Je ne
parlerai même pas du stage 2 qui a subit un remodelage du pauvre. Exit
les magnifiques décors remplacés par des troncs d’arbres. C’est le jour
et la nuit lorsqu’on compare les rails du train au sol entre les deux
versions.




On continue le carnage avec les musiques qui n’ont plus rien à voir avec
la version Jap. Molasses, on dirait qu’elles tournent au ralenti. Pire
même, certaines voix audio ont carrément disparues. Au final ça nous
donne une musique d’ascenseur aussi dynamique que celles de Richard
Claydermann. Pour ne pas faire de jaloux, les digits prennent aussi un
coup et donnent dans le gargarisme.

On notera aussi des changements dans les noms des Boss et protagonistes.
Certains items (nourriture) varient et certains traits d’humour
typiquement japonais disparaissent.

Voilà pourquoi, avec toutes ces modifications, Undercover Cops US/World
perd largement de son intérêt et on passe à côté d’un beat’em all génial
à l’origine. Ajoutez à cela une présence plus prononcée de la version
US/World dans nos vertes contrées et une cote de prix plus élevée pour
la version Jap ; vous avez la réponse à mon introduction.

Une version arcade nommée Undercover Cops Alpha sortie en 1992 aurait
gardé toute la richesse de la version Jap avec les textes en anglais.
Malheureusement cette version semble très rare sur le marché des PCB.


Il est bon mon saucisson, achetez-en !

Irem signe ici un excellent beat’em all qui n’a absolument rien à envier
aux productions Capcom ou autres. Un gameplay riche pour un maximum de
plaisir dans un univers aux graphismes de qualité, voici le résumé final
de ce jeu. Je ne peu qu’encourager les gens à essayer au moins une fois
cette merveille dans sa version japonaise. Pour ceux qui sont adeptes
des jeux de baffes, cette PCB se doit de figurer dans votre ludothèque.
Un must.

Je terminerai ce test en précisant qu’Undercover Cops existe aussi sur
SFC (mais dans une version 1 player only) et sur Game Boy en spin-off.
Un album d’OST et une BD sont aussi disponible sur le jeu.




Sources :
- Blamethecontrolpad
- Videogame Museum
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Kretinou
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